Une transformation des territoires

March 6, 2019

The mobile hyperplace as a possibility for radical transformation in the planning of territories of dispersal

 

The city is not only the traditional, centralized, and compact structure we tend to think of. The contemporary city is also the kind of scattered and sprawling fabric we find in all the big metropolitan regions around the world. The main challenge of this heterogeneous urban morphology is guaranteeing fair access to services information, goods, and activities, developing urban intensities regardless of degrees of density.

The mobile hyperplace has the potential to bring about a radical transformation of territorial space by intensifying areas that need greater intensity, whether because of a lack of services, a lack of urban amenities, or a lack of equity, by using a mobile system to offset these deficiencies.

 

The connected autonomous vehicle as a hyperlink, a catalyst for activities. Connected to multiple information and mobility management networks, individuals will be able to use their travel time to carry out activities on the move, in the flow, through new social networks.

 

The mobile hyper place as a hyper-environment.

Augmented activity not only enhances sociality within vehicles while on the move, but can also generate new kinds of spaces, at stopovers, in intermodal and transitional locations, at the destination. The condition of civic intensity then become something more than a place or a space bounded by the tools of the traditional city and by buildings. The mobility system generates its own place, facilitating social relations first in one place, then another, in an ephemeral way. 

 

Mobile hyperplaces as an ecological response to urban sprawl?

Instead of thinking of city making as a high-cost and energy intensive construction process (potentially ill-matched to evolutions in needs and lifestyles), the aim is to explore how it is possible, by managing mobility, to provide services while diversifying spaces and their resources, and to create multiple possibilities for interactions between the near and far, between activities and social interactions, by restoring quality to the spaces of transition, i.e. by making places in a different way.

 

A priority for an equitable and democratic city

The emergence of these autonomous vehicles and of connected and mobile activities can, if we are not careful, also result in new forms of privatization of these spaces of flow, and limit access to them for some people on grounds of capacity or resources. It is here that the role of public policies is crucial, in order to ensure that these innovations contribute to democratic access to urban amenities, so that the right to mobility – the right of entrance into the flows – opens up a right to the city.

 

 

L’hyperlieu mobile comme hypothèse d’une transformation radicale de l’aménagement des territoires dispersés

 

La ville, ce n'est pas seulement la ville traditionnelle, centrale et compacte. La ville contemporaine, c’est aussi la ville dispersée et étalée dans toutes les grandes régions métropolitaines partout dans le monde. Le principal défi de cette hétérogénéité de la morphologie urbaine est de garantir un accès équitable aux services, informations, biens et activités, de développer des intensités urbaines quels que soient les niveaux de densité.

L’hyperlieu mobile est une proposition de transformation radicale de l'espace territorial en intensifiant les zones qui en ont besoin, soit par déficit de services, soit par déficit d'urbanité, soit par déficit d'équité, en compensant ces déficits à l’aide d’un dispositif mobile.

 

Le véhicule autonome connecté comme hyper lien, catalyseur d’activités. Connectés à plusieurs réseaux d’information et de gestion de leurs mobilités, les individus auront la possibilité de profiter du temps de déplacement en activant des activités pendant le mouvement, dans le flux, à travers de nouveaux réseaux sociaux.

 

L’hyperlieu mobile comme hyper milieu.

Non seulement l’activité augmentée met en valeur la socialité à l'intérieur des véhicules pendant le déplacement, mais elle peut également engendrer de nouveaux types d’espaces, dans des escales, dans les étapes d'intermodalités et de transition, à destination. La condition d’intensité civique est alors autre chose qu’un lieu ou un espace délimité par les outils de la ville traditionnelle et par des bâtiments. C’est le dispositif mobile qui fait place, qui facilite des rapports sociaux dans une place, puis dans une autre place, d’une manière éphémère. 

 

Les hyperlieux mobiles comme une réponse écologique à l’étalement urbain ?

Au lieu de penser faire la ville comme une construction coûteuse en investissement et en énergie( potentiellement inadaptés à l’évolution changeante des besoins et des modes de vie), il s’agit de penser comment, à travers la gestion de la mobilité, on peut apporter des services en diversifiant les espaces, leurs ressources et démultiplier les possibilités d’interactions entre proximité et lointain, entre activités et interactions sociales, en redonnant de la qualité aux territoires parcourus : faire place autrement

 

Un enjeu pour une ville équitable et démocratique.

Le développement progressif de ces véhicules autonomes et des activités connectées et en mouvement, peut, si on n’y veille pas, engendrer aussi de nouvelles formes de privatisation de ces espaces du flux et en limiter l’accès à certains, en fonction de leurs capacités et de leurs ressources. C’est là que le rôle des politiques publiques est crucial, pour garantir que ces innovations soient au service d’un accès démocratique aux aménités urbaines, pour que le droit à la mobilité - à accéder aux flux -, ouvre le droit à la ville.

 

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